29.10.06

Voltige en décapotable

Mon cher ami Sylvain, chirurgien de son état et chanteur du choeur de l'opéra m'a donné les coordonnées de son collègue Eric: "appelle-le il sera ravi de t'emmener faire un tour de Bücker".

et hop! c'est parti pour un vol à basse altitude dans le secteur nord ouest de la Blécherette. Premier contact avec l'avion, la bête est extrêmement sensible. on la surnome parait-il le stradivarius de l'air. je pose les doigts sur le manche et suis surpris par le peu de débattement à donner aux commandes pour mettre l'avion en virage. Le Lycoming de 150 chevaux réglé à 2200 Rpm, je me laisse ballader par l'heureux propriétaire de ce bijou refait à neuf quatre ans auparavant. son pilotage est tout en douceur. nous enchainons les virages à différentes inclinaisons. la machine fait immédiatement montre d'une grande finesse. C'est tout simplement extraordinaire de voler avec juste un petit pare-brise pour dévier le vent relatif et d'être à l'extérieur, en contact direct avec l'air et l'espace qui nous environne.

nous sortons sur le lac au voisinage de Morges. prise d'altitude. à moi les commandes. quelques virages. le moindre mouvement brusque aux commandes se traduit immédiatement par une rupture du beau vol coulé de la machine. pas besoin de bille. on ressent parfaitement la symétrie du vol "aux fesses". à côté de ce Bücker, le DR400 a des attitudes de tracteur...
je laisse Eric reprendre la machine et me faire la démonstration de quelques figures de voltige à proximité des rives francaises du Léman. rosette, tonneau déclenché, barrique, un peu de vol dos. au somment des boucles, la vitesse chute pratiquement à 0 et nous reprenons 270 km/h en descente. les ressources sont souples et régulières. la machine ne bronche pas. il faut dire que son pilote la connait et sait ce qu'il fait.
je ramène l'avion vers Lausanne. le plan d'approche est volontairement fort. sur un plan à 5%, le capot empêcherait de voir la piste. en courte finale, Eric effectue une belle glissade, et pose trois points.
Quel beau vol, Quelle fabuleuse machine!!!

8.9.06

Séjour à Lausanne

et c'est reparti, encore à Lausanne pour trois mois.
impossible de ne pas voler pendant cette période. je suis donc allé passer ma qualif' Cessna chez Aéro-Formation, école de pilotage basée à la Blécherette, l'aérodrome de la ville.

Cliquez sur les images pour les agrandir

Je suis tombé sur une équipe acceuillante et compétente et l'instruction en vol s'est réalisée dans la détente et la précision. C'était d'ailleurs un bon moment pour repasser quelques heures dans les mains d'un instructeur. après quatre mois de licence, cela m'a permis de vérifier que tout était toujours dans les clous, tout en resserrant un peu les boulons. niveau d'exigence sur les paramètres de vol et sur le plaisir du geste bien fait, échanges fructueux sur des écoles et des manières de faire différentes.

et puis c'est la découverte du Cessna. bon ca reste un avion. il y a juste quelques petits détails qui changent. les ailes hautes, bien sûr et la visibilité réduite en virage. du coup j'ai appris à faire des glissades pour relever une aile et observer un secteur à droite ou à gauche tout en continuant une trajectoire en ligne droite.

départ en vol avec Javier aux commandes. je suis passager ce jour là, nous nous rendons à Gruyères.

décollage en piste 18, Lausanne sur la gauche de l'avion.


Les vignes sur la rive nord du lac Léman


Jacques félicite Javier qui vient d'avoir sa licence d'avoir si bien mené son premier vol avec passagers


Le village de Gruyères, survolé au retour


sur un lac au nord de Gruyères

pour le retour, nous remontons une vallée, passons un col, et retrouvons le lac Léman en arrivant par Montreux








Une fois autorisé par le Maître en personne, le chef instructeur d'Aéro-Formation et propriétaire des avions, je suis donc lâché sur Cessna.
je propose un petit local à Jacques, profitant de la fin de journée, lumière de toute beauté...


Les tours d'Aï
c'est rigolo le Cessna, on peut regarder derrière...

le mont Pèlerin dans la lumière du soir


retour vers le terrain en survolant le port d'Ouchy

Beech 350

Ils ont quand même de beaux avions à la blécherette.
en voici un qui tourne fréquement par ici.
sans faire une fixation sur cet appareil, c'est quand même ca que je rêve de piloter.
un jour...



11.7.06

Voyage à Tarbes

Un aller retour au pied des Pyrénées dans la journée de ce joli 10 juillet pour emmener Caroline passer un entretien. ben quoi? 'faut bien se trouver des pretextes, non??
cliquez sur les photos et piquez les moi pour vous faire des fonds d'écran ;-)
les cumulus du matin en partant de Lyon:

Au sud de St Flour, les paysages du massif central


la chaine des Pyrénées peu avant l'arrivée

journée dans un parc très clame à Tarbes. ambiance lecture et sieste sous les arbres
mais comme la vie est dure...

au retour, après m'être fait balader par le contôle de Toulouse Approche, et avoir dû réorganiser toute la navigation, le déclin du soleil dans les 8 heures de l'avion



l'arrivée sur Lyon. la photo est prise depuis la verticale de St Etienne. le mont Pilat et la vallée du Rhône derrière, à hauteur de St Rambert d'albon

26.6.06

Un tour à Grenoble

ou comment aller manger un pavé de boeuf le plus loin possible de sa rue.

l'isère sortant de la vallée entre Chartreuse et Vercors


Le zouzou qui m'attend paisiblement au parking


La ville de Grenoble, au départ de la branche de retour


Le sud de la Chartreuse, paradis des planneurs


rhooo... les beaux nuages....

13.6.06

Vol avec Hugo

Un petit tour en local du coté de St Laurent au nord de Saint Etienne avec mon pote Hugo.

Franchement, on a pas des belles têtes de vainqeurs?

une petite séance bien rigolote. Hugo ne craint pas quand ca remue un peu...

à venir tres vite : récit et photos d'un grand vol Lyon-Cannes-Marseille-Montpellier-Millau-Mende-Lyon. une super ballade!

11.5.06

Voltige!

Tout pilote récement breveté a droit à une demi heure de voltige offerte par la fédération.
rendez vous cet après midi à St Geoirs pour aller faire un tour de CAP10, l'avion qui va bien pour se mettre la tête à l'envers.
Nous partons de Corbas à deux pilotes, et une fois sur place, je laisse Fred passer en premier.
Vous pouvez cliquer sur toutes les photos pour les agrandir.
j'y vais, j'y vais pas?

Au programme: départ en vrille provoqué, simulation de vrille involontaire, tonneau barriqué, tonneau rapide.
avant le décollage j'entends mon instructeur demander une autorisation pour une dizaine de minutes d'évolutions. "c'est tout ???" me dis-je...
finalement les dix minutes ont largement suffi pour me donner envie de faire une bonne pause. Moi qui ne suis pas d'une nature hyper sensible à ces fantaisies, j'avoue sans honte que j'ai moins fait le malin à partir de la première vrille... ca tourne très très vite.
cela dit, ca a été une super expérience. cet avion est bien plus fin et réactif que les DR400 et les PA28, c'est peu de le dire.
un peu de vol sur le dos, et une drôle de manoeuvre de retournement en montant à la verticale et en glissant l'avion sur le coté pour se retrouver face au sol avant de remonter ( c'est clair ca ???). ben oui, pourquoi faire demi tour normalement quand on peut le faire la tete en bas??
j'aurais bien aimé faire cette tête APRES le vol...

et sur le retour, on a pu profiter de la sublime lumière rasante des fins de journées de cette saison.






10.5.06

On dirait le sud...

Ca y est!
j'ai été lâché sur PA28 et je suis allé faire une petite ballade sur les reliefs de la côte d'azur.
allez pour une fois je cause pas trop, Photos! (vous pouvez cliquer dessus pour les agrandir)



L'aérodrome de Cannes-Mandelieu

Le massif de l'Estérel et St Raphael au loin

les gorges du Loup

PPL

Dimanche 23 Avril 2006.

Rendez vous avec mon examinateur pour cette journée tant attendue, but de tous mes efforts depuis plusieurs semaines.
J'arrive au club assez détendu mais quand meme avec le trac. et là, Olivier et Agnès ont déjà fait le plein de mon avion et sont en train de finir sa toilette. c'est pas chouette, ca ??


Briefing très complet et longue discution sur les prérogatives du commandant de bord que je m'apprète à devenir.
Puis le départ vers Chambéry. Le vol se passe bien. Montée en FL, navigation à vue, tenue des paramètres de vol, radio, radio-nav, checks...
Les choses se compliquent en arrivant au col du chat. dans mon souvenir, le terrain était plus loin. je descends (un peu fort) avant de croiser l'axe. puis en arrivant en vent-arrière, le contrôle m'impose une attente. et c'est parti pour une série de virages par la gauche. vient enfin mon tour et je m'intègre. remise de gaz et sortie sud ouest.
l'instructeur me reprend l'avion et me montre les repères visuels pour le passage d'un col. la démonstration est sans appel, le type a de la bouteille...
radio: je reprends contact avec Lyon et leur annonce mon intention de rallier Romans. le controleur me prévient: " vous n'ètes pas du tout sur la bonne route"
goutte de sueur...
je vérifie autour de moi: les reliefs de la chartreuse et là, Voiron. coup d'oeil sur la carte et vérification du cap. " dans ce cas, vous pouvez me donne la route à suivre ? " - " autant pour moi vous allez droit dessus " . sourire de l'examinateur...
déroutement sur St Rambert. ca aurait pu être pire...
exercice d'interruption volontaire du vol en campagne.
arrivée sur St Rambert: intégration, touché, exercice d'atterrissage en vol plané (panne moteur), tour de piste à basse hauteur, panne de badin...
tout va toujours bien.
retour vers Lyon. nous mettons un peu "d'eau sous la quille" et puis ce sont les exercices de décrochage, de vol lent , de pilotage sans visibilité.
direction Bron pour une arrivée rapide: 220 km/h au lieu des 120 habituels.

retour à Corbas avec encore une panne moteur au décollage, en repartant de bron et un atterrissage sans volets.
Pile 2h30 de vol, et un Guillaume tout cassé, mort de fatigue, mais heureux d'avoir enfin sa Pivate Pilot Licence

eh oui, ca pète, hein???

J'ai fait du Pilatus!


Il m'en est arrivé une bien bonne!

je me suis installé en place droite d'un Pilatus Pc6 pour monter à 4000 mètres au dessus de Lyon pour larguer des paras.
le pilote m'a laissé les commandes et j'ai pu constater qu'en dépit de sa grande taille, c'est un avion très fin à tenir.



Une fois arrivés à l'altitude souhaitée, les dingos de derrière ont quitté de leur plein gré un avion en parfait état de marche ( chose que j'ai du mal à comprendre...) et nous nous sommes occupés de faire regagner le sol au Pil le plus vite possible. ca donne du 7000 ft/min en piquée. je n'avais encore jamais fait une étape de base selon cet angle.

Un grand merci au pilote du paraclub, et une journée bien cool trois jours avant de passer ma licence...